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Jean-Michel ATLAN du 16 mai au 20 juillet 2002

Mai 16 - Juillet 20 2002

Les oeuvres de cette exposition attestent justement des différents stades du développement pictural d’Atlan durant les quelques années qui le séparent de sa mort soudaine en 1960. Il est notamment intéressant de constater que les formats deviennent l’une de ses préoccupations essentielles. Trois des grandes huiles qu’il réalise en 1955 et 1956 sont exceptionnellement représentées ici. Dans chacune, la matière picturale acquiert une véritable autonomie. A la fois fluide et par instant plus épaisse, cette matière contribue à isoler les figures dans une composition qui n’admet plus aucun hors champ.

Chez Atlan, tout est cadré, encadré. La surface est pré-expressive, c\'est-à-dire qu’elle se dilate et change d’une oeuvre à l’autre tout en restant identique dans ses principes de composition. L’énergie dans le temps que propose chacun de ses tableaux se manifeste à travers une immobilité des figures traversée et chargée d’une tension maximale. En recherchant « les circonstances éternelles » qui fondent la peinture, Atlan propose un ébranlement, une fracture si violente au sein du contexte historique des années 50 que son oeuvre ne sera véritablement appréciée de nouveau qu’à l’aube des années 80. Les tableaux de cette exposition exposent la scène du vide, la scène où l’homme tente de jouer un drame : celui de sa destiné. Une telle leçon ne fût que rarement comprise à l’époque. Il fallait attendre un philosophe, Jacques Derrida, pour qu’enfin l’oeuvre d’Atlan trouve son juste commentaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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